L’ORTOLAN, l’interdit…!

C’est un petit oiseau chanteur, mesurant de 16 à 16 5 cm de longueur, pour une envergure comprise entre 24 et 27 cm et une masse allant de 19 à 27 g1. Le mâle a le dessous du corps rosâtre, la poitrine et la tête verdâtre, la gorge jaune, le dos brun-roux rayé de noir, les ailes brun-noir liserées de roux et coupées transversalement de deux fines barres blanches, le bec rose à maron clair et les pattes roses à brun jaune. Un cercle orbital jaune entoure chaque œil marron foncé. L’ortolan est célèbre pour être un mets de gourmet et était précédemment réservé aux rois et grands de ce monde.

En effet, il est très recherché pour sa chair délicate, assez grasse due à un gavage naturel. La tradition veut qu’après avoir été engraissé quelques semaines exclusivement au millet blanc, il soit noyé dans de l’armagnac et réduit dans la bouche, lentement, sans presque mâcher, et sans rien recracher en bouillie d’os, de chair et de sang.


Traditionnellement, les consommateurs d’ortolans se mettent un linge sur la tête pour mieux concentrer les fumets. Cette pratique traditionnelle, du braconnage à la consommation et le cas échéant la vente, est un sujet politique sensible et l’une des raisons du succès régional de mouvements politiques comme CPNT. Plusieurs personnages de la sphère politique ne cachent pas leur goût pour la consommation d’ortolans ou leur soutien à son braconnage: ainsi, Alain Juppé ou Henri Emmanuelli sont ouvertement des amateurs d’ortolans, comme l’était François Mitterrand qui en aurait fait son dernier repas organisé par Henri Emmanuelli (antérieurement à la protection officielle de l’espèce).

(Wikipédia)

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