La course Landaise

La course landaise est pratiquée depuis toujours dans le Sud Ouest. Le document authentique le plus ancien conservé aux archives nationales fait état en 1457 d’une coutume immémoriale de faire courir vaches et bœufs dans les rues de Saint Sever à l’occasion des fêtes de la Saint Jean.

Ensuite, pendant plusieurs siècles, on connaît surtout la tauromachie landaise par les différentes tentatives d’interdiction dont elle fut l’objet à maintes reprises et sans succès. Le musée de la course landaise à Bascons conserve ces références.

C’est au cours du XIXème siècle que la course landaise devint ce qu’elle est aujourd’hui. Deux évènements majeurs la firent rentrer dans la modernité. Tout d’abord ce fut l’obligation de pratiquer uniquement les courses dans des lieux délimités et fermés entourés de gradins, et non librement dans la rue comme c’était le cas jusque là. C’est dans cet espace limité de l’arène que naquirent d’abord l’écart puis le saut, les deux figures artistiques de la course landaise. Ensuite ce fut, en août 1853, l’apparition du bétail d’origine ibérique qui se révéla plus apte que le bétail local à la pratique. Si bien qu’à la fin du siècle il n’y avait plus en course landaise que des vaches d’origine navarraise (carriquiri) et plus aucune landaise.

 

Pour compléter le tableau, c’est à la fin du même siècle que les toreros landais adoptèrent la tenue qu’ils portent toujours aujourd’hui : le pantalon blanc et le boléro de couleur agrémenté de paillettes d’or ou d’argent. La corde et le teneur de corde (courdayre ou cordier) apparurent à la même époque ainsi que les tampons au bout des cornes des coursières les plus dangereuses.
Le vingtième siècle pouvait commencer : tout était en place à peu près dans la forme où vous pouvez le voir aujourd’hui.