Le plus grand massif forestier de l’Union Européenne.
La forêt des Landes et de Gascogne couvre environ un million d’hectares répartis
entre les départements des Landes, de la Gironde et du Lot et Garonne. Elle
appartient essentiellement à des sylviculteurs qui produisent les arbres de « la filière
bois » en Aquitaine. Ce terme englobe toutes les activités forestières et les
industries liées à la transformation du bois.

Cette immense forêt est essentiellement constituée par des pins maritimes. Ils ont
été plantés massivement à la fin du XVIIIè siècle. A cette époque, de vastes
marécages insalubres occupaient les Landes de Gascogne. Les pins ont été semés
pour fixer le cordon dunaire et pour assainir les zones humides des Landes.
La fixation des dunes.
Le cordon littoral, en se déplaçant de plusieurs dizaines de mètres par an sous
l’effet du vent, empêchait de nombreux cours d’eau de s’écouler vers l’océan ou
faisait disparaître des villages sous le sable à l’intérieur des terres. Entre 1786 et
1793, Nicolas Brémontier, ingénieur de l’administration royale, expérimenta la
culture du pin pour fixer la dune littorale entre le Pyla et Arcachon. Le procédé se
révéla très efficace dès 1801. Cette réussite fut suivie jusqu’en 1867 par la
plantation de 90 000 hectares de pins le long du cordon littoral landais ainsi que par
des semis de plantes sur les dunes (oyat, thym, liseron) pour compléter la fixation
du sable.

L’assainissement de la plaine des landes.
Vers 1850, Jules Chambrelent, ingénieur des Ponts et Chaussées, fut chargé de
l’assèchement et de la mise en culture des 700 000 hectares de plaine landaise qui
se trouvaient inondés une bonne partie de l’année. Malgré l’opposition des bergers
échassiers qui disposaient d’un droit de libre circulation, quelques propriétaires
nivelèrent et drainèrent leurs parcelles et les semis de pin se développèrent
rapidement. Sous l’impulsion de Napoléon III, convaincu par la réussite de la
méthode Chambrelent, une loi datant de 1857 obligea les communes à assainir et à
ensemencer leurs terrains. Un grand nombre de propriétaires fonciers profita du
réseau des collecteurs pour mettre leurs parcelles en culture. Au cours du temps,
les surfaces assainies couvertes de pins augmentèrent jusqu’à constituer le grand
massif forestier que nous connaissons aujourd’hui : plus de 800 000 hectares de
pinèdes et 250 000 hectares de chênes et d’essences diverses sur les terrains
particulièrement biens drainés.
(dossier Enseignant. « Du Cœur à l’Ouvrage». CAP SCIENCES 2005.)

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